Pédales et effets

  • strict warning: Non-static method view::load() should not be called statically in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/views.module on line 879.
  • strict warning: Declaration of views_handler_filter::options_validate() should be compatible with views_handler::options_validate($form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/handlers/views_handler_filter.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_handler_filter::options_submit() should be compatible with views_handler::options_submit($form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/handlers/views_handler_filter.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_plugin_style_default::options() should be compatible with views_object::options() in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/plugins/views_plugin_style_default.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_plugin_row::options_validate() should be compatible with views_plugin::options_validate(&$form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/plugins/views_plugin_row.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_plugin_row::options_submit() should be compatible with views_plugin::options_submit(&$form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/plugins/views_plugin_row.inc on line 0.



Voici une partie de ma collection de pédales. Je n'en utilise que 5 au maximum en concert (accordeur compris), mais depuis 6 à 7 ans, j'accumule un peu les vieilleries qui coûtent moins cher qu'un plein de 4x4.

J'ai trouvé la plupart des pédales sur ces photos pour moins de 60 euros (une grande partie en dessous de la barre des 40). Le développement d'internet et des sites d'occasion a été à doubles tranchants: on trouve plus facilement des pédales d'occase mais certaines ont vu leur prix s'envoler de manière complètement irrationnelle. Le meilleur exemple est celui des Boss "Made in Japan": mis à part un très petit nombre d'entre elles pour lesquelles certains composants (ampli-op en particulier) diffèrent de ceux des modèles Taïwanais, les circuits et composants sont strictement les-mêmes que sur les modèles ultérieurs. C'est donc de plus en plus difficile de trouver de vrais bonnes affaires alors qu'il y a 20-25 ans, certains magasins jetaient leurs Electro-Harmonix invendues à la poubelle...

Rivera / PMG Buf E945


La marque Rivera est avant tout connue pour ses superbes amplificateurs à la grande personalité. La marque offre de nos jours une nouvelle gamme de pédales mais cette E945 date des années 80. Les buffers, boosters, loopers et A/B box sont très populaires ces jours-ci et il faut saluer l'esprit précurseur de Paul Rivera qui offrit toutes ces fonctions dans une seule et même pédale. Celle-ci est apparue sous plusieurs noms: PMP buffer E945, PMG buffer E945, Rivera Buf IV ou V. Elle était proposée avec une alimentation pile ou secteur mais toujours dans un chassis en aluminium ultra-résistant. Rivera produisait aussi des versions simplifiées (simples looper ou A/B box) et même les footswitchs de ses amplis de séries M et S avec ce chassis.

Le circuit de la E945 est très simple avec un seul ampli op unique pour les fonctions de buffer et de boost, tandis que la boucle d'effet est post buffer. La pédale fonctionne très bien avec une quantité de boost ultra-clean assez effrayante (l'alimentation symétrique est à +/-12 volts). Cette E945 est tout simplement idéale avec un Fender Blackface/Silverface ou avec un backline à deux amplis, transformant le tout en un système à 4 pseudo-canaux.


Pédales DOD 1ère série


La première série de DOD est apparue avec plusieurs thèmes de couleur et de lettrages successifs. Difficile d'y trouver une logique quelconque mais nous avons ici de fiers représentants des thèmes bleu, jaunes, gris et rouge/brun.

Le chorus n'est vraiment pas ma tasse de thé. La DOD Mini-chorus faisait juste partie d'un lot et il faut dire que elle est tout à fait utilisable: on est plus dans des effets de doublage et des modulations discrètes que dans du Marillion dégoulinant. Mais ça reste quand même du chorus... Ce modèle fait partie de la toute première série des pédales DOD, avec un boîtier tellement lourd que ça en est risible.

Le compresseur DOD 280 sur la photo du dessous ne déroge pas à cette règle. Il peut totalement écraser votre son si on ne ménage pas le contrôle de compression. Ca n'est pas très précis mais ça peut être assez sympa pour des sons R'n'B.

Le Phasor 201 est un autre effet assez discret. Il est basé sur le MXR Phase 45 et comme tout phaser à 2 étages, sa modulation n'est pas très profonde. Néanmoins, cela devient un avantage pour les sons clean sur lesquels on ne veut ajouter qu'un soupçon d'effet.

L'Enveloppe Filter à son côté n'est aps aussi sauvage que ma EH Doctor Q. L'effet est toujours très poli: sympa mais pas autant que ce qu'on voudrait parfois nous faire croire.

L'intrus dans cette photo est bien sûr la DOD 308 Yngwie Malmsteen. Cette pédale est une reproduction de la fameuse Overdrive Preamp 250 jaune qui est elle-même une copie de la MXR Distortion +. De légères variations de composants selon les époques expliquent les différences de sons entre tous ces modèles mais il est extrêmement simple de retrouver le grain de l'une ou de l'autre à partir de n'importe lequel de ces modèles. DOD a eu raison de nommer cette pédale "overdrive" car elle s'en sort très bien dans ce mode (cad sur un ampli déjà saturé).


Guild/Wem Copicat

Le Wem Copicat est l'un des modèles les plus connus de delay à bande européen. Aux USA, il était importé et rebadgé par Guild qui gardait cependant le nom et le look de l'appareil. Celui-ci a retraversé l'Atlantique pour revenir sur le vieux continent. Ce modèle est un MkIV: l'un des plus simples de la grande famille des Copicat. On a droit à un niveau global du delay, à un niveau pour le signal direct (2 entrées), à un contrôle du niveau de feedback, et à la sélection individuelle des 3 têtes de lecture. Lorsque je l'ai reçu, seul le moteur fonctionnait et l'appareil était encore configuré pour le 110V. Heureusement, il est assez simple de convertir les Copicat au 230V et ce delay n'a pas mis longtemps à revenir à la vie.

J'ai toujours apprécié les delays à bandes sur mes albums favoris, mais celui-ci était l'occasion de découvrir ce qu'un tel appareil peut faire pour la guitare (avec un résultat beaucoup plus convaincant que mon Revox B77!). Qu'on le branche dans un ampli clean ou en crunch bien avancé, les contrôles de Swell, Gain et Sustain permettent d'ajuster avec précision les caractéristiques du delay. Le son n'est jamais ultra-clean mais réussi à rester précis et très naturel quels que soient les réglages de l'ampli. Jouer sur un Copicat est tout simplement une expérience particulièrement agréable: le son de guitare est magnifié et l'inspiration semble facilitée.

Ibanez séries 5

La série 5 d'Ibanez n'a pas atteind le status d'autres série plus célèbres de la marque japonaise malgré des effets de grande qualité pour la majorité. Peu savent par ailleurs que la série 5 a connu deux époques. La première proposait des pédales en métal dans des blisters plastique et la deuxième des effets en plastiques dans des boîtes en carton. Cette première photo présente 5 des 6 effets de la première série. Leur principal défaut est un switch on/off qui tombe souvent rade. La seule qui me manque ici est la TM5 Thrashmetal que j'ai en version plastique.

Les Ibanez Sixties Fuzz (SF5) en boîtier métal sont en fait des variantes de BMP avec un contrôle de tonalité un peu différent (moins creusé dans les médiums et moins efficace). On peut aussi la comparer à une Ibanez OD850 ou une Colorsound Jumbo Tone Bender. C'est ma toute première pédale fuzz et j'ai une petite préférence pour elle. En tout, cela me fait 6 Big Muff! Il faut que j'arrête... Celle-ci reste ma préférée pour une utilisation avec un ampli déjà saturé.

L'Ibanez Power Lead PL5 peut être comparée à une MXR Disto +, avec une équalisation favorisant les graves et bas médiums. C'est une distortion très musclée, pleine de gras, qui peut aussi marcher en overdrive, même si on arrive vite dans des niveaux de saturation pour le moins élevés.

La CR5 Crunchy Rythm fait ce qu'on attend d'elle. Le son est plein de brillance mais avec des basses assez présentes. On peut aller au-delà du crunch et le son prend surtout son utilité dans un ampli qui est déjà un peu poussé.

La MF5 Modern Fusion est une variation assez originale de la Tube Screamer. Nos amis d'Ibanez nous promettez un son "Fusion" instantané avec une saturation douce et pleine de sustain. Pour être honnête, le son est tout simplement attroce dans un canal clean. Mais sur un ampli qui crunch, ça devient l'une des meilleures fuzz qui soient: c'est gros, gras, très saturé et cêmeux tout en restant défini et dynamique. La MF5 a remplacé mes SF5 sur mon pédalier, c'est dire!

La Classic Metal est l'une des rares pédales de la première série 5 qui sonne bien sur une base de son clair. C'est une variante de Distortion + avec de bonnes basses en plus et une son moins agressif. Elle est idéale si on a un ampli qui refuse de saturer.

La seconde série 5 ajoutait à toutes ces overdrives et distortions une large gamme d'effets traditionnels. La plupart était de très bonne qualité mais le chassis plastique et les switch intermittent leur ont donné mauvaise réputation.

La TS5 est une Tube Screamer tout ce qu'il y a de plus standard, proche d'une TS9. Rien à ajouter de plus sur le son donc!

La TM5 Thrashmestal est dérivée d'une Pro Co Rat mais n'assure pas vraiment côté son. C'est très aggressif et brutal sans réelle dynamique. Bref, elle porte bien son nom!

Voici une pédale peu plus intéressante et un peu moins répandue: la Ibanez Cyberdrive. Avec un nom comme ça, pas étonnant que personne n'ait voulu l'acheter. C'est pourtant une pédale extraordinaire, n'ayons pas peur des mots. Le circuit est celui d'une wah sans inductance (type Morley) placé en amont d'une MXR Distortion +. Le contrôle de tonalité gère la position de ce qui serait le potard de la wah. On peut obtenir beaucoup de sons différents, des solos type Michael Schenker ou Billy Corgan (encore lui), à des sons stoner style QOTSA, en passant par des sonorités funk. La saturation est très bonne et réagit énormément à la dynamique du jeu. Bref, c'est la pédale idéale pour faire du lead si on aime ce genre de sons. Je suis persuadé qu'une version en boîtier solide de cette pédale ferait un carton.

La DL5 est un delay numérique tout ce qu'il y a de plus classique qui sonne assez naturel avec des échos pas trop froids. Bref, une bonne remplaçante de delay analogique pour pas cher.

Le FL5 flanger est censé être identique à la fameuse FL9. Je ne l'ai pas vérifié mais c'est en tout cas un excellent flanger analogique (le contrôle de "delay time" de sa grande soeur est à l'intérieur).

Maestro MPF-1

Ces pédales ne sont pas les miennes mais je ne résiste pas à les afficher ici. Elles sont rares (enfin surtout de ce côté de l'atlantique) mais avant tout très originales. Sorties de la série conçue par Moog pour Maestro, ces deux MPF-1 sont des équaliseur paramétriques un peu spéciaux.

On peut choisir la fréquence, le gain et le mode de fonctionnement au pied avec les deux molettes sur les côtés et le pad central. Le switch est en réalité la totalité de la pédale: on pourrait sauter dessus pour l'enclencher! Là où ça devient encore plus original, c'est qu'on dispose de 3 modes d'équalisation couplée à une satutration. Le son ne ressemble à rien de ce qui existe ailleurs mais envoyé dans un ampli qui crunch déjà, ça vaut vraiment le détour. C'est d'aileurs pour cela que Geoffrey des ElGato s'est dégoté ces deux là. C'est aparemment uns des pédales favorites de Josh Hommes et elle permet effectivement d'obtenir ce son si particulier avec un pic aux alentours de 400Hz.

Elka DizzyTone

Je ne suis pas peu fier d'avoir dans ma collection la pédale la plus laide du monde. Une bonne tête de bloque-porte avec trois boutons dessus et un switch: c'est la Elka Dizzy Tone! Elle a bien vécu et la plupart des inscriptions ne sont plus là. Même la pile était rouillée! (la photo dans l'encart indique ce à quoi elle a dû ressembler).

Malgé une vrai sale tête, elle a beaucoup en commun avec la pédale VOX du Contest Wha: elle vient d'Italie, probablement de la même usine utilisée par Sola Sound, et son circuit est une copie quasi-conforme de la Colorsound (ou VOX) ToneBender MkIII, transistors au germanium d'époque inclus. La seule différence concerne le circuit de tonalité qui est ici plus simple que sur son inspiratrice.

Le son est ... comment dire ... méchant. Imaginez la tête d'un yorkshire nain qui montre les dents sur le corps d'un sanglier et vous ne serez pas loin de ce que cette pédale évoque. Ca crache, ça compresse, ça vrombit. Bref, le son est excellent pour les effets spéciaux ou les petites phrases déjantées, mais faire un morceau complet avec, c'est prendre le risque de faire fuire son public avant même d'arriver au premier refrain. Vilaine bête.

Pédales Sovtek

Les pédales Sovtek semblent attirer de nouveaux fans ces temps-ci. Il existait trois modèles et celui qui manque ici est la Bass Balls. Elles sont construites comme des tanks et étaient vendues avec les fameuses boites en bois. Elles étaient dans les années 90 les premières reissues de pédales Electro Harmonix mythiques et en conséquence très attendues par les guitaristes. On peut dire que leur succès a grandement contribué au retour de Electro Harmonix sur le marché. (On notera la différence de teinte et de construction des deux pédales sur la photo).

Bien que très solides, les Sovtek souffrent d'une peinture qui s'écaille facilement, d'un switch et de composants de qualité moyenne, et d'un bypass exécrable. Ceci-dit, la Big Muff Pi a un son énorme et plus rond que d'autres versions (certains diront un peu sourd) et fût donc un très gros succès. Les versions Sovtek noires sonnent différemment mais pas mieux ou moins bien. La Small Stone offre de jolis son de modulation mais elle est elle aussi un peu trop sourde pour égaler mon Electro Harmonix des 70s. Les Sovtek bénéficient grandement d'une modification en true bypass que le switch d'origine autorise heureusement.

Multi-effets Ibanez

Le UE303B est l'un des trois multi-effets au format pédale sorti par Ibanez à l'époque de la série 9 (avec le UE300 et le UE305). On a ici l'auto filter, le compresseur de la série 9 et un chorus/flanger unique au 303B. Comme son nom l'indique, ce pédalier est destiné aux bassistes et en cela il remplit bien son rôle. Il était endorsé à l'époque par un grand chauve moustachu du nom de Tony Levin qui est méchamment tombé en désuétude depuis les 80's.

L'auto-filter est particulièrement bon, même avec une guitare, et ses réglages permettent d'obtenir pas mal de sons différents. Le compresseur rempli bien son rôle, et le chorus est fonctionnel mais je lui préfère le mode flanger. Ce dernier est plus discret que le FL9 mais il n'a pas le côté métallique désagréable et fatigant de pas mal de flangers actuels.

Le UE300 propose le même compresseur avec un bon niveau de sortie pour faire saturer les amplis, la légendaire Tube Screamer, et un chorus basé sur le CS9. Je ne serai jamais fan du chorus mais on peut régler la durée du retard avec un trimpot pour qu'il soit suffisamment court pour un effet de flanging. La modulation manque alors un peu de largeur pour cet effet et on n'a pas de réglage de feedback mais le son est assez bon pour du flange discret.

Avec tout ça, on a droit à une boucle d'effet sur tous les UE, mais elle n'est pas commutable: seul la chaîne d'effets complète est commutable, comme avec les racks UE400. C'est dommage car le pédalier n'en aurait été que plus intéressant.

Ross effect pedals

Le Flanger Ross est une pédale alimentée par secteur particulièrement proche du mythique flanger MXR de la même époque. Cet exemplaire a été produit aux USA comme l'indique sa couleur (les Ross Made in Taiwan sont noire avec un encart de couleur pour le nom). Comme son inspiratrice, elle utilise l'introuvable composant SAD1024 dans la ligne à retard. Malheureusement, celui de cette pédale est mort. Il va me falloir en trouver un autre à un prix décent, chose qui pourrait prendre plusieurs années... Pour être précis, seul la moitié du 1024 est mort at comme ce composant autorise l'accès au 512ème étage de "mémoire", mon Flanger peut toujours flanger, mais avec une largeure de modulation réduite de moitié.

La Ross Phase Distortion R70 est une autre des pédales grand format de Ross. Son phaser est identique à la pédale décrite ci-dessous. La partie distorsion est identique à la Ross Distortion US. C'est une copie directe des premières MXR Distortion +, avec des diodes au germanium pour la génération de l'effet de saturation. Le son est plus gras et plus étendu dans les aigus que les Disto + modernes, mais le niveau de sortie est nettement inférieur. Elle est donc moins efficace et moins agréable comme overdrive sur des vieux amplis mais elle fonctionne en revanche beaucoup mieux avec des amplis modernes de type hi-gain (comme mon Soldano SL60). C'est en tout cas une superbe pédale totalement plug and play comme on devrait en refaire plus souvent.

La Distortion suivante est identique à celle de la R70, c'est à dire une copie de la MXR Distortion +. Mais il s'agit ici d'une autre génération dont les diodes ne sont plus au germanium mais au silicium. Ross a suivi l'évolution de MXR dans ce domaine, et le son obtenu est peu plus agressif avec plus d'attaque et de précision. Les anglo-saxons diront qu'elle a plus de crunch que sa grande soeur.

Le phaser Ross taïwanais en dessous n'est pas une copie de MXR et est basé sur l'emploi d'OTAs. Il produit des sons de phasing tout à fait classiques et n'a pas la résonance d'une Phase 90 (ce qui est un avantage en ce qui me concerne). Il sonne bien sur des sons clean ou crunch avec une bonne porfondeur et une amplitude assez large. Il m'a été donné par Luke du Live Music Shop (Peterborough, UK) et fait partie de mon pédalier sur scène depuis maintenant 12 ans.

La Ross Noise Gate/Direct Box en bas à droite n'a rien de particulier si ce n'est qu'elle n'est pas courante, que j'aime bien les pédale Ross, et que je l'ai récupérée pour une bouchée de pain. Elle remplit bien son rôle et c'est tout ce qu'on lui demande!

Pédales Boss

Du côté de chez Boss, on trouve la DF2 qui génère une note de "larsen" artificielle lorsqu'on maintient le pied sur l'interrupteur. C'est en fait un synthé monophonique qui repère la note qu'on joue et qui rejoue cette note, avec un petit effet de vibrato. C'est très original et assez amusant. Le circuit de distorsion est quasiment le même que celui de la "fameuse" DS1, donc vraiment pas terrible. On peut modifier la DF2 assez simplement pour restaurer des médiums et faire en sorte que des réglages de gain bas donnent un son clair. Ainsi, on a l'effet de faux feedback sur un son clean: c'est là que le fun commence!

Que dire de plus sur la Boss DD-3? J'ai acheté celle-ci en panne pour une bouchée de pain. Elle a bien vécu mais sonne toujours bien pour un petit delay de tous les jours. Les sons sont similaires à ma Peavey DDL, avec un peu plus de clarté.

La Boss FZ2 se nomme Hyper Fuzz car elle est inspirée de la Univox Superfuzz. Le circuit a été "amélioré" pour offrir un niveau de sortie supérieur, un meilleur rapport signal/bruit, une équalisation et un mode "clean boost" additionnel. Les deux modes Fuzz reflettent les deux options de tonalité de la Superfuzz. Le son de la FZ2 lui est d'ailleurs assez fidèle et logiquement très proche de celui de la Ibanez Wau Fuzz. Il est agressif et acide, avec un effet d'octave supérieur assez marqué. La première fois que je l'ai essayée, je l'ai réellement détesté! Je n'avais pas comrpis qu'il fallait plutôt l'utiliser comme une Octavia. Elle fonctionne très bien pour les lead et les riffs agressifs sur les cordes graves. L'équalisation à deux bandes est vraiment un bonus.

On a ensuite la Boss FZ3. Comme ses consoeurs, les FZ2 et FZ5, elle a un son tout simplement atroce. Mais son gros avantage est qu'en son coeur se trouve un circuit de Fuzz Face type au silicium. Elle présente donc un potentiel énorme de modifs simples et efficaces. Pour en avoir un exemple, allez voir l'article ici. On peut en faire facilement une très bonne FF!


1ère série compacte Boss

La OD1 est une Tube Screamer sans tonalité et avec une plage de saturations plus étendue. Un peu criarde et pas très puissante à l'origine, une modif ultra simple (une résistance) la transforme en excelllllente pédale d'overdrive. Bon, en faisant le compte, ça nous fait 7 Tube Screamer. Demain j'arrête.

En ce qui concerne la CS1, il faut aimer la compression un peu crade pour s'en servir mais elle est parfaite pour les solos à la Dire Strait (qui écoute encore ça?) lorsque le switch est en position "treble". L'effet de compression est assez fort et la plage de réglage est donc limitée car on arrive vite sur des effets de surcompression peu utilisables.

La TWha est juste une très bonne pédale d'auto wha avec un super tracking. Le circuit est tout simplement celui d'un Cry Baby et les sons sont donc 100% classiques. Elle marche parfaitement pour la basse ou la guitare. La TW1 n'a pas la versatilité d'un filtre analogique mais ce qu'elle fait, elle le fait très bien.


Wha wha contest

Pour la première édition de nos "contest pédales", commençons par la bonne vieille wha wha. Ce fut l'un des tous premiers effets pour guitare et c'est toujours l'un des plus utilisés. Je n'ai pas inclus ici la Schaller Wha-wha Yoy-Yoy qui malgré un nom amusant produit un son assez inintéressant, et ma petite PSK en plastique dont l'unique intérêt est d'avoir un circuit de type Cry Baby (que j'ai placé dans un châssis vide de Colorsound Ring Modulator).

Du coin gauche supérieur au coin droit inférieur:

_ La Jen Super Double Sound a un circuit identique à la "Double Sound". La fuzz est bien agressive et la wha est un pur design Vox! L'effet est très beau avec une course très linéair de la pédale: on a pas l'effet de pics dans les médiums en milieu de course comme sur pas mal de Cry Baby. Certain l'apprécie mais son absence donne ici un son marqué mais très doux simultanément. C'est le son classic de Hendrix période Axis Bold As Love. En terme de wha, c'est ma pédale favorite.

_ La Shin-ei Companion Wha japonaise suivante était une alternative orientale au classic de chez Dunlop. Le circuit est similaire, avec une course de pédale un tout petit peutrop courte. Le son est bon mais n'a rien d'exceptionnel, ni mieux ni pire qu'une bonne vieille GCB95.

_ L'Ibanez Standard Wau Fuzz est une pédale assez convoitée mais peu connue. Il faut dire qu'elle a vraiment une bonne tête avec ses chromes et son look qui semble promettre le son rock 70s ultime. Malheureusement, ça n'est pas tout à fait le cas. L'effet wah est particulièrement fade avec une profondeur du filtre très faible, une course assez courte et une action de la pédale inversée. Les aigus sont en position haute (talon) et les graves vers les bas. Bref, inutilisable mais heureusement facilement modifiable. Le circuit wha wha de la Ibanez Wau Wau est identique.

_ La vieille Morley Wha-Volume est une autre belle pédale. Elle s'alimente sur secteur comme tous les modèles de la série Chrome et elle utilise le fameux système à photo-résistance de Morley. La course de la pédale est extrêmement longue et peux mettre l'intégrité de votre cheville en péril! Le son est typiquement Morley: ça descend assezprofond dans les graves et les aigus restent assez doux. On s'approche plus d'un effet de filtre actif que d'une wha traditionnelle. Du coup, ça marche très bien sur une basse.

_ La Morley PWA a un son assez proche de celui de sa grande soeur. La course de la pédale est heureusement plus courte et l'effet reste résolument "Morley". Ca marche toujours bien pour la basse ou les claviers mais il faut s'y habituer pour la guitare. Le contrôle de volume de l'effet est sympa mais la position du switch sur le côté de la pédale n'est vraiment pas pratique pour une utilisation en live.

_ La wah suivante est bien une Vox, mais c'est aussi une Colorsound. Tout en elle est identique à la très fameuse Colorsound Wah wah des 70's dont Mark Thompson du magazine Guitar Player a fait l'apologie en 92. La seule différence est que Sola Sound a apposé la marque VOX au lieu de Colorsound, la rendant ainsi encore plus rare que sa grande soeur.En ce qui concerne le son, l'effet est très marqué avec un grand débatement. Le rendu est extrêment vocal. Le niveau de sortie n'est pas très élevé mais comme l'effet est très présent, ça n'est pas un problème. Elle arrive juste derrière ma Jen Double Sound dans mon échelle de préférence.

_ Une bonne vieiile Dunlop Wha GCB95 termine ce contest. C'est la plus populaire des wha malgré de nombreuses évolutions du circuit et elle donne le son classique de l'effet. Elle fonctionne parfaitement en son clair ou saturé avec un petit pic dans les mediums que certains aiment et d'autres détestent. Ca n'est pas la meilleure wha que l'on puisse trouver mais ce qu'elle fait, elle le fait plutôt bien. Elle est de plus extrêmement solide et fiable ce qui est important pour une pédale wha wah!



Pédales Guyatone

La Guyatone Driver Box est un compresseur strictement identique au MXR Dynacomp. On retrouve sa coloration caractéristique qui met les mediums légèrement en avant: parfait pour la country! Les boutons utilisés sur cette série sont particulièrement jolis: ce sont des sortes de versions miniatures des boutons Orange de la grande époque.

Le phaser Rolly Box de Guyatone ne correspond pas à un modèle de MXR. Il n'en a pas un son moins intéressant, avec une modulation très marquée et profonde. C'est un phaser qui n'est pas discret mais qui est parfait pour le Stoner ou pour les effets spéciaux.

La dernière Guyatone "Clean Box" est en réalité un noise gate. Son circuit est copié sur celui de sa consoeur chez MXR. Elle fait bien son office mais fonctionnera mieux avec des niveaux de saturation modérés plutôt que sur des sons modernes: l'unique contrôle ne permet pas d'agir efficacement sur tous les paramètres de la noise gate. Cette pédale est dans un état cosmétique remarquable qui indique qu'elle a été bien peu utilisée durant les 30 dernières années.



Ibanez série 10

Il n'y a pas grand chose de mieux qu'une bonne Tube Screamer dans un bon ampli qui crunch déjà. Les autres modèles de TS sont très bien mais les TS10 sont pratiques et pas chers. Le contrôle de tonalité et l'accentuation des médiums sont de plus accordés un peu plus bas que dans une TS9, et cela me convient parfaitement: le circuit est relativement identique à cet endroit mais les petites différences autour ont cet impact.

Le compresseur CP10 fonctionne vraiment bien. Le principe de son circuit est identique à la MXR Dynacomp et utilise un OTA. Le son lui est différent: il est plus transparent avec moins de caractère. Selon ce que l'on recherche, ça peut être un avantage. Certains trouvent que le CP10 coupe un peu les basses. Ca n'a jamais été un problème pour moi car je l'utilise plutôt dans un ampli déjà un peu poussé. Si un lecteur désire échanger l'une de mes CP10 contre une BP10 (le modèle pour basse), je suis preuneur!

La Fat Cat (vert foncé) est en fait une RAT avec un voicing différent. On peu l'utiliser comme overdrive, distorsion ou fuzz, avec plus de basses et de bas médiums que la RAT originale. Le son est tellement bien que j'ai modifié ma RAT pour avoir le même son. A essayer absolument sur un bon Fender en son clair (genre Bassman, Twin ou Bandmaster). Vraiment très, très bien.

La LM7 juste en dessous est remarquable pour 2 choses: d'abord elle porte le numéro 7 alors qu'elle fait partie de la série 10 (allez comprendre...), ensuite, elle a vraiment un son atroce. Il est complètement inexploitable et hautement désagréable. Fait peu connu: c'est en fait une Fat Cat (et donc une RAT) avec un voicing différent et pas de diodes d'écrêtage: le circuit porte même la référence FC10!! Les ingénieurs de Ibanez se sont dit qu'ils allaient nous faire une nouvelle pédale sans se fatiguer: le résultat est à la hauteur de leur motivation, c'est à dire nul. Rien qu'en changeant l'ampli-op pour un modèle JFET, le son est transcendé pour arriver à la limite du "pas mal". C'est logique puisque c'est ce composant qui crée toute la saturation.

La DL10 est tout simplement un honnête delay numérique. Il est plus clean qu'un analogique mais moins précis qu'un numérique moderne. Pour moi, c'est un avantage et il fonctionne très bien lorsqu'on utilise son delay avant l'ampli plutôt que dans sa boucle.



Ibanez 1ère série

Ces deux dinosaures font partie de la première série des effets Ibanez pedals. Celui qui manque est la Standard Fuzz dont les contrôles sont deux faders.

La Ibanez Standard Wau Fuzz et la Ibanez Wau Wau ont un super look est sont recherchées à cause de cela. Pour être honnête, le son est assez décevant. L'action de la pédale est inversée (on peut y remédier facilement) mais l'effet est fade et peu profond.

La fuzz intégrée est agressive et assez proche de l'Univox Superfuzz. Les deux options de tonalité données par le footswitch de gauche constituent deux bonnes alternatives mais le caractère de l'effet reste le même. C'est sympa pour les parties fuzz un peu barrée mais ça ne marche pas toujours pour les grosses rythmiques. Le circuit de l'Ibanez Standard Fuzz circuit est très similaire: à essayer avant d'acheter donc!



Ibanez série L

Sur la rangée supérieure, on trouve l'exceptionnel (à mes oreilles) delay ADL. Il a toutes les qualités d'un delay analogique, avec les défauts en moins. Le son est aussi clean que le circuit peut le permettre et le son est tout simplement envoûtant. Il égale le Maxon AD999 en qualité (une référence pour moi), avec bien sûr un temps de retard plus court.

AJe suis un fan des Ibanez FL9 et la Ibanez FLL n'est aps mal non plus. Les contrôle sont les mêmes mais la profondeur de l'effet est un peu moindre que chez sa grande soeur. Par contre, le "swoosh" est plus prononcé. En d'autres mots, un super flanger!

La Ibanez Super Metal SML est censé être que réplique exacte de la fameuse SM9. Elle n'est à mon avis pas une grande pédale pour guitare. Le son est définitivement métal old-school mais il ne fait pas rêver. Il y a beaucoup de sustain mais les aigus sont un peu abrasifs et la dynamique (l'effet du son qui devient clair lorsqu'on baisse le potard de volume de la guitare) est restée au japon. Par contre, elle fonctionne très bien pour les parties de basses fuzzy.

Il n'y a pas eu de Tube Screamer dans la série L de Ibanez, c'est bien connu. Ce qui est moins connu, c'est qu'il y en a eu une variante: l'Ibanez Metal Screamer. Elle est quasiment identique à une TS10, excepté pour un composant dans le premier étage de saturation, là où on trouve les diode d'écrêtage. Ce condensateur a une valeur supérieure à celle qu'on trouve dans les TS9 ou TS10 standard, ce qui donne un peu plus de basses à la MSL. Cela en fait probablement la toute première Tube Screamer modifiée, avant même l'avénement des fabriquants de TS "boutique" qui n'ont clairement rien inventé. Décidemment, ils sont très fort chez Ibanez. Cette pédale sonne particulièrement bien avec des simples puisqu'elle conserve les fréquences graves. Avec des doubles, je préfère une TS standard qui réduit un peu les basses: cela évite d'avoir un son imprécis quand on la branche dans un ampli qui crunch déjà, tout en gardant beaucoup de graves.

L'équaliseur graphique de la série L reprend le circuit de la GE9, avec un circuit imprimé différent pour s'accomoder à la forme différente de la pédale. Comme ses grandes soeurs (la GE-601 et la GE-9), la GEL fait bien sont travail avec un niveau de bruit suffisamment faible pour autoriser toutes les utilisations possibles de l'univers guitaristique.



Ibanez série 9

Les Ibanez série 9 sont de bonnes petites pédales, rien à dire. Sauf que la FL9 à ma préférence parmi les flanger, avec la Electric Mistress. On peut arrêter la modulation pour des effets de "Filter Matrix" et tous les effets de flange classiques sont disponibles. J'adore...

On pourrait légitimement croire que la Maxon GE-9 utilise le même circuit que l'Ibanez GE-9. Il n'en est rien pour ce modèle des années 80 dont le circuit est celui de la série précédente, la GE-601 (voir plus haut). C'est une pédale qui fait son office proprement, mais qui a eu la particularité de raviver mon intérêt dans les équaliseurs graphiques. En lui faisant reproduire la réponse en fréquence d'une Tube Screamer (telle que je l'utilise), je me suis rendu-compte qu'elle pouvait la remplacer avantageusement en produisant un son avec beaucoup de similudes, mais avec moins de compression ce qui est appréciable pour les concerts. Simple! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt?

L'AD9 est l'un des graals des pédales de delay si l'on en croit le web. Il sonne très bien et à toutes les qualités de la série 9, mais je ne peux m'empêcher de préférer ma Ibanez ADL. Le son de l'AD9 est un peu sale et sombre et elle produira tous les effets d'oscillation à la mode ces temps-ci. C'est une pédale pour ceux qui veulent de l'analogique et rien d'autre! Et la couleur est sympa...

Le phaser PT9 phaser produit une modulation accordée assez haut. C'est un peu comme si il avait une voix de tête (en terme de chanteur). C'est très musical et "vocal", mais c'est un peu déconcertant au début.

La Sonic Distortion SD9 est une autre pédale Ibanez recherchée. Elle n'est pas si éloignée que ça de la Boss DS1 et de même que pour ce grand classique orange, je ne suis pas super fan. Elle manque de niveau de sortie et le creux dans les médiums s'accorde plus au jeu en chambre que sur scène ou en studio. Qui a dit que la majorité avait toujours raison?



Pédales Electro Harmonix

L'Electro-Harmonix Small Stone a été déclinée sous pas mal de formes. Celle-ci date de fin 70, début 80 et elle est différente de la Sovtek (2 photos plus bas). Le caractère général est le même, avec un effet assez profond et une modulation étendue, mais c'est dans les détails que l'EH prend le dessus. Le son a plus de présence et de précision alors que la Sovtek est plus sourde et moins clean. On met une grosse fuzz devant et on prend aisément la relève de Billy Corgan qui ne nous sort plus que des bouses depuis quelques années.

On remarque ma prédilection pour les Big Muff Pi. Il y en a deux ici dont une sous la forme de la rare Little Big Muff (pas celle ressortie récemment et qui n'a rien à voir avec l'originale). La LBMP a en fait beaucoup en commun avec la Big Muff traditionnelle présente ici qui est le modèle à ampli-op. En effet, elles ont toutes le même circuit qui a été conçu pour être installé dans les deux modèles. Les Little BMP sont complètement inutilisables à leur état "naturel" car les 2 positions du sélecteur de tonalité correspondent aux extrêmes du potard de tonalité d'une Muff standard (et la fuzz est à fond). Pour ceux qui ont déjà essayé ça, c'est soit totalement sourd, soit digne d'une poêle à frire Teffal. Les 3 pédales ont donc subit des modifs pour être plus exploitables. Le résultat est comment dire... assez monstrueux (j'utilise la LBMP sur 2 titres du nouvel album de Poncharello).

La Doctor Q des seventies est assez funky dans le sens où le filtre est un peu crade. Mais on lui pardonne vu qu'être funky est sa raison d'être.

L'Electric Mistress (toujours des seventies) est l'un de mes flangers favoris. On peut tout faire avec et elle a moins l'effet de désacordage synthétique de la plupart des MXR flangers. Dans un rig stéréo, c'est le paradis du flange! Le switch Filter Matrix est excellent pour les sons métal agressifs, ou pour les overdub (demandez à monsieur Corgan).